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Dossier
25/11/2006

Comment pensez-vous être perçue par vos collaborateurs hommes ?

Les mentalités ont changé. Nos dix interviewées n'ont aucune difficulté à se faire accepter et respecter en tant que femmes dirigeantes.

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"On a dépassé ce genre de débat", Sandra Le Grand, PDG de Canal CE
"Mon directeur des opérations est un homme, et ça n'est absolument pas problématique. Je pense qu'aujourd'hui, on a dépassé ce genre de débat. L'essentiel, c'est d'essayer d'être complémentaires, sans forcément penser que l'on est plus compétente".

"Je n'échappe pas aux plaisanteries habituelles", Valérie Vendeville, directrice d'un magasin Auchan
"Au départ, lorsque l'on annonce que c'est une femme qui va prendre la direction du magasin, cela soulève des interrogations. Mais très vite, on est accepté. Bien sûr, les femmes sont rares à ce poste là, donc quand il y a des réunions entre directeurs de magasin dans la région, nous n'échappons pas aux plaisanteries habituelles. Mais cela reste très bon esprit".

"Ca se passe bien : la beauté, ça n'est pas leur truc !" Mathilde Thomas, PDG de Caudalie
"Le fait que je sois une femme ne pose aucun problème à mes collaborateurs masculins, d'autant qu'à Caudalie, il y a 90 % de femmes ! Je gère les hommes de la même manière que les femmes. Ils me respectent et m'acceptent pour mes compétences en matière de cosmétologie. Les produits de beauté, ce n'est pas vraiment leur truc !"

"Je n'ai jamais ressenti de gêne", Pauline d'Orgeval, PDG de 1001 Listes
"J'ai l'impression que ça se passe plutôt bien. Le directeur général de 1001 Listes est un homme brillant, qui a 4 ou 5 ans de plus que moi. Je n'ai jamais ressenti de gêne. Je travaille de la même manière avec les hommes et les femmes. Les hommes ont plus de temps que les femmes, et je pense que je prends ce critère en compte inconsciemment. Mais ce n'est pas pour autant que je suis plus exigeante vis-à-vis d'eux."

"Ils ne sont pas machos", Anne-Sophie Pic, gérante de la maison Pic
"Quand j'ai commencé, ce n'était pas facile. J'ai dû m'imposer petit à petit dans un milieu très masculin. Mais aujourd'hui, je suis tout à fait admise et respectée en tant que femme. J'ai la chance de travailler avec des hommes qui ont une certaine finesse. Ils ne sont pas machos et ça ne les dérange absolument pas de travailler avec moi".

"J'ai toujours été respectée", Dominique Léry, gérante de ADHAP Services
"Je ne travaille pas avec beaucoup d'hommes. Je n'ai pas eu à me forcer pour m'imposer en tant que femme. J'ai toujours été respectée. Il règne d'ailleurs une certaine sérénité dans les équipes"

"Les femmes sont vraiment reconnues", Ann-Charlotte Pasquier, PDG d'Aubade
"Je travaille avec des hommes, même si les effectifs d'Aubade sont majoritairement féminins. Mais je ne rencontre aucune difficulté. Aujourd'hui, les femmes qui ont des responsabilités sont vraiment reconnues. Que l'on soit un homme ou une femme, on se fait respecter à partir du moment où l'on démontre sa compétence et son professionnalisme".

"Les mentalités ont changé", Colette Robert, présidente du directoire d'Arkopharma
"A partir d'un certain niveau de responsabilités, on trouve davantage de postulants hommes car les femmes font le choix de la famille. La plupart des directeurs de départements sous ma responsabilité sont donc des hommes. Mais cela ne les gêne pas car je pense que les mentalités ont changé. Au début de ma carrière, bien sûr, j'ai dû beaucoup travailler et faire mes preuves en tant que femme, mais aujourd'hui, cela ne pose plus aucun souci".

"Il faudrait leur demander", Nelly Biche de Bère, PDG de Biche de Bère
"Il faudrait leur poser la question ! J'ai peu de collaborateurs hommes, cependant je ne crois pas que cela leur pose problème. En tout cas, ma gestion du personnel reste la même pour les hommes et pour les femmes. Je pense être équitable".

"Pour eux, ce sont les compétences qui priment", Marie-Laure Loffrédo, directrice de l'hôpital Ambroise Paré
"Je n'ai pas l'impression que ma qualité de femme pose problème. A un certain niveau de responsabilités, la différence homme-femme ne compte plus, ce sont les compétences qui priment. Dans la fonction publique, tant que l'on tient la route sur son poste, on est accepté. Je n'ai jamais senti de réticence ni d'ailleurs d'admiration, cela serait malvenu !"

Les dix chefs d'entreprise en images


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