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24/01/2005

Virginie, pilote de chasse : "Diriger un avion demande plus de finesse que de force"

Cette jeune femme est l'une des 7 femmes pilotes de chasse de France. Quand d'autres vont au bureau, Virginie Guyot, elle, monte dans son Mirage F1…

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C'est un baptême de l'air, à 12 ans, qui révèle à Virginie sa vocation. Quand elle sera grande, elle volera, c'est décidé. Et pas dans un avion de ligne ni de fret, trop balourd. Après avoir envisagé la profession de pilote d'hélicoptère, cette fille de militaire découvre finalement les métiers de l'armée. Conquise, elle suit la voie royale : des études supérieures scientifiques au lycée militaire de la Flèche.

En 1997 - juste au moment où l'on supprime les restrictions d'accès à ces métiers - elle est reçue au concours de l'école de l'air. Parmi les 80 élèves de sa promotion, elles sont 4 filles. Seule Virginie sera pilote de chasse. Mais cette différence ne la dérange pas : "Un métier d'homme, vraiment, vous croyez ?" s'étonne-t-elle. "On ne me l'a jamais dit. Aujourd'hui, diriger un avion demande plus de finesse que de force physique".

Ses missions : prise de vue et de tir d'avions ennemis
Elle n'a jamais rencontré que des esprits ouverts, assure-t-elle : "Heureusement qu'il y a cette cohésion, d'ailleurs, car à l'école de pilotage, nous étions soumis à une grande pression". Une pression psychologique, s'entend ; quant aux pressions physiques, de l'ordre de plusieurs fois son poids, qu'elle subit dans son Mirage F1, elles n'ont jamais beaucoup ébranlé Virginie. Aujourd'hui, son quotidien est fait de vols d'entraînement, reproduisant (le stress en moins) les véritables missions que Virginie devrait remplir en temps de guerre : reconnaissance et prise de vues des terrains, mais aussi tir sur des avions ennemis.

L'année dernière, elle a passé deux mois au Tchad, au sein du détachement français prêt à intervenir en Côte d'Ivoire. Est-ce que tous ces voyages et loopings ne risqueraient pas de lui donner le vertige ? Mais Virginie garde sa stabilité grâce à "une bonne hygiène de vie" et une vie personnelle équilibrée avec son mari. Récemment, la jeune femme est passée "sous-chef de patrouille" et a désormais la responsabilité d'un duo d'avions. "Au début, je n'étais sensible qu'au plaisir de voler et de manipuler les commandes d'un avion si sophistiqué ; à présent, je m'intéresse aux responsabilités du commandement". L'ascension, on y prend goût ?



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