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24/01/2005

Nathalie, mathématicienne : "Un préjugé éloigne les filles des maths"

Chercheuse et enseignante en arithmétique et en informatique, Nathalie Revol est la preuve vivante de l'absurdité de l'idée selon laquelle les filles manqueraient "d'esprit mathématique".

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Son dada, ce sont les maths appliquées à l'informatique. Les exemples de sujets qui la taraudent : "Quelle est la manière la plus rapide pour faire des divisions ? Comment perdre le moins possible de qualité lorsqu'on arrondit des résultats d'opérations ?" Et surtout, son problème fétiche : "Comment determiner des valeurs minimum et maximum pour un phénomène donné, sans risque d'être en deçà des valeurs possibles ? Par exemple, comment prévoir un conteneur pour une réaction chimique dont la pression varie, sans risquer ni implosion ni explosion ?" Des interrogations à l'allure un peu abstraite, mais qui s'appliquent directement aux signaux de téléphone, aux alarmes de centrales nucléaires ou bien aux crash-tests.

Après son parcours en classes préparatoires, son école d'ingénieur et sa thèse, Nathalie Revol s'épanouit dans ses recherches, et si bien qu'elle aimerait pousser d'autres filles à en faire autant. Car elles sont encore minoritaires à se lancer dans des études scientifiques : si les terminales S comprennent 43 % de filles, elles ne sont plus que 23 % à la sortie des études d'ingénieur (et moins de 5 % en IUT d'électronique). Et même quand elles arrivent dans la branche, "le plafond de verre existe toujours, au niveau des salaires et des postes de direction", note Nathalie.

Donner aux adolescentes des modèles féminins en maths
Pourquoi cette disparité ? "Les filles sont moins poussées que les garçons dans ce domaine", constate la chercheuse. "Il y a toujours ce préjugé comme quoi les filles auraient moins 'l'esprit mathématique'. Or, il n'y a rien de plus faux. D'une part parce que les filles ne sont pas moins capables de raisonnement logique que les garçons. Et d'autre part, parce que les mathématiciens ne sont pas tous des gens en blouse blanche, dépourvus d'émotions et de contact humain. Au contraire, la créativité et l'expression, c'est très important en maths". CQFD.

Pour expliquer tout cela au grand public, Nathalie Revol participe à l'association Femmes et maths, avec laquelle elle visite les établissements scolaires pour raconter son parcours. "Les adolescentes doivent avoir des modèles féminins pour s'intéresser à ce métier". Alors, elle leur en montre les avantages : le travail en équipe, la stimulation des neurones, et aussi "la collaboration internationale et les voyages à l'étranger…" Mais le projet 2005 de Nathalie Revol se déroule en France, avec un nombre pair : il s'agit de jumeaux, attendus pour bientôt.



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