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24/01/2005

Véronique, chercheuse d'or : "A chaque fois, j'ai le même pincement d'espoir"

Cette jeune femme s'est passionnée pour une activité au fascinant parfum de western : l'orpaillage, c'est-à-dire la recherche d'or dans les rivières...

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Cette femme vaut de l'or. Par paillettes ou par pépites, il ne se passe pas de jours sans qu'elle n'en ramène à la maison. Véronique Villain, 43 ans, est orpailleuse, c'est-à-dire chercheuse d'or. Ils sont une dizaine en France à exercer cette activité professionnelle. Véronique ne vit pas exactement de son or - il s'en faut de beaucoup que les quelques dixièmes de grammes récoltées quotidiennement puissent être rentables, car l'or n'est pas un métal si cher que la légende ne l'imagine - mais des cours d'orpaillage qu'elle dispense du printemps à l'automne.

"J'emmène mes clients sur des berges de rivière aurifères,que j'ai déterminées à l'avance. Là, après un point théorique, je leur apprends le maniement de la bâtée". La bâtée en question ressemble à une grande assiette à soupe qui sert à trier les alluvions pour concentrer les métaux lourds, dont l'or, au fond. Et la manœuvre n'est pas si simple qu'elle n'en a l'air : il faut un bon coup de main et quelques muscles pour imposer à la bâtée l'oscillation idéale, avant la rincer dans l'eau - et de recommencer avec la couche de sable suivante.

Paillette ou pépite ?
Mais quelle récompense quand on discerne un bout de métal jaune… "J'aime regarder les adultes qui retrouvent leurs émerveillements de petits", s'amuse Véronique. "Un jour, un monsieur de 91 ans m'a déclaré que j'avais réalisé son rêve d'enfant". Bien sûr, se déclarer orpailleuse a parfois ses inconvénients : "On m'a longtemps prise pour une cinglée lorsque je déclinais ma profession". Sans compter que l'or évoque toute une série de mythes de Far West pas vraiment féminins.

Cependant Véronique n'a jamais regretté son choix d'avoir fait de l'orpaillage son métier il y a cinq ans, à la suite d'un licenciement économique. Cette passionnée des métaux et des pierres depuis son enfance n'a jamais perdu la flamme de la vraie chercheuse de trésor : même sans élèves, elle va quotidiennement rendre visite aux rivières du Sud pour tâcher d'en extraire leurs secrets. "Ce qui est excitant", explique-t-elle, "c'est que l'on ne sait jamais ce que l'on va trouver : une misérable paillette… ou peut-être la pépite la plus impressionnante de ma carrière. A chaque fois, j'ai le même pincement d'espoir". Mais le véritable trésor est ailleurs, et elle le sait bien. "On me dit toujours : 'tu es chercheuse d'or ? Mais alors tu es riche !' Et je réponds : 'oui, je suis riche de faire le métier que j'aime'"



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