Valérie Orsoni : "On ne cherche pas la minceur mannequin mais la minceur saine" "Je m'éclate"

la philosophie de valérie : 'si on veut, on peut'
La philosophie de Valérie : "Si on veut, on peut" © Photo Mano Closer

De quoi êtes-vous le plus fière ?

Bien sûr, je suis contente de bien gagner ma vie, mais je suis surtout fière de pouvoir aider et de dépenser mon argent comme bon me semble. J'ai lu dans le journal le témoignage d'une femme qui ne parvenait pas à élever ses enfants, faute de moyens. Je l'ai contactée pour l'aider : c'est une satisfaction. J'arrive aussi à mieux payer les gens de mon équipe. Peut-être que si je n'avais pas été malade, j'économiserais, je serais plus matérialiste, je ne sais pas. Je m'éclate, je suis contente. Si c'était à refaire, je ne changerais rien. Je pars du principe que si on veut, on peut. Il ne faut pas se donner des objectifs ridicules. Je ne me donne pas d'objectifs donc j'atteins ceux que je peux. Je me contente de tout. Quoi qu'il m'arrive, j'en sors grandie. J'ai toujours réussi à trouver quelque chose pour m'en sortir. Je pense que des gens naissent avec cette aptitude et d'autres non. Mais cela s'apprend. Ça demande des efforts d'être heureux. En France et en Allemagne, j'entends tout le temps les gens se plaindre. On est étouffés par cet étau de négativisme ambiant et on s'y complaît. Et pour revenir à votre question, je suis fière d'avoir un fils fantastique, à l'équilibre incroyable. Brillant comme son père, sociable comme sa mère et heureux.

"On a tous une énorme richesse, que souvent on étouffe"

Quels sont vos projets ?

Je n'ai pas d'objectifs fixes. Je fonctionne aux coups de cœur. On a déjà lancé le Boot Camp en Australie, aux Etats-Unis, on est en train de l'adapter au marché anglais et on envisage l'Iran. Je vais sortir un livre en 2009 avec un grand cuisinier français. Je vais aussi être l'image d'un jeu Wii. Mais pour l'instant, mon objectif premier c'est de passer la crise sans licencier et continuer sur notre lancée.

Avez-vous un conseil à donner aux lectrices ?

J'aime cette phrase de David Henri Thoreau : "L'homme est né pour réussir et pour échouer". "Si tu veux, tu peux" peut paraître arrogant ou démago, alors je préfère cette phrase. J'ai toujours l'impression d'être démago en France ! Enfin, j'ai envie de dire qu'on a tous une énorme richesse, que souvent on étouffe. Grâce au coaching, on prend conscience des 90 % de l'iceberg immergé.

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