Jeûne intermittent : oui, ça marche !

Marre des régimes trop lents, trop compliqués, pas toujours efficaces et qui vous sapent le moral ? Le jeûne dit " intermittent ", lui, fait perdre du poids et gagner de la santé. Pourquoi et comment ? On vous dit tout !

Jeûne intermittent : oui, ça marche !
© vvoennyy

De quoi s'agit-il ? Le jeûne intermittent consiste à réduire au maximum ses calories pendant une période donnée pour que le corps, privé d'énergie, aille alors puiser dans ses réserves, de sucres d'abord, puis de graisses, afin de perdre du poids. Le jeûne peut être pratiqué de différentes façons :

• soit un jour sur deux (on parle de jeûne en alternance) ;

• soit 2 jours par semaine (pendant lesquels on ne consomme qu'un quart environ des calories habituelles), méthode baptisée régime 5:2 ;

Les autres jours, on mange normalement, " à satiété ", sans obligation de se surveiller particulièrement (mais sans non plus " se gaver ").

• soit encore, solution souvent choisie car peu contraignante et facilement compatible avec une vie sociale, ne manger que lors d'une période de 8h (par exemple de 12h à 20h), pour bénéficier d'une période quotidienne de 16 heures de jeûne. C'est la méthode dite du " fasting ".

Quand on jeûne en alternance, on ne mange vraiment RIEN ? Pour les deux premières méthodes (1 jour sur 2 ou 2 jours par semaine), on peut soit ne rien manger excepté quelques bouillons (méthode stricte), soit manger extrêmement light, autour de 25% seulement des calories quotidiennes nécessaires (450 kcal maximum, à consommer idéalement autour de 12-14h). Pour le " fasting ", il suffit en réalité de dîner tôt (avant 20h), et de sauter le petit déjeuner pour ne commencer à manger qu'à 12h minimum : on se contente finalement d'espacer les repas (on peut tout à fait faire 3 repas sur ces 8 heures, par exemple 12h, 16h et 19h30, même si, normalement, on se contente de deux).

Perd t-on vraiment du poids ? La réponse est, clairement, oui ! Ainsi, les études ont montré que le jeûne en alternance (strict) permet de perdre 2,5 % de son poids en 3 semaines environ (soit presque 2 kilos pour une femme pesant 70 kg). Le jeûne modifié, lui, a montré chez des obèses une perte de8% du poids en 8 semaines. Ce n'est pas énorme, mais bien supérieur au régime basse calories, et on peut le pratiquer aussi longtemps qu'on le souhaite, jusqu'à atteindre le poids idéal… et même continuer après, une fois l'habitude prise.

N'est-ce pas contraignant et fatigant ?

Pour beaucoup de personnes en surpoids, la méthode est moins pénible qu'un régime basse calories 7 jours sur 7, qui s'avère souvent plus frustrant et difficile à maintenir. Quant au corps, il s'habitue extrêmement vite, et certains retrouvent au contraire, disent-ils, un vrai regain d'énergie. Habituellement, une fois le réflexe de manger maitrisé, les personnes constatent qu'elles n'ont pas faim et ne souffrent d'aucune fringale ! On peut d'ailleurs tout à fait faire du sport puisque une expérience menée sur des sportifs a montré, sous jeûne intermittent, une baisse de la masse grasse mais un maintien de la masse musculaire.

N'est-ce pas dangereux ? Absolument pas. Au contraire, ces méthodes de jeûne intermittent ont fait la preuve de leurs bienfaits sur la santé, et toutes mènent à une augmentation du métabolisme de base (calories brûlées au repos) plutôt bénéfique. Chez les obèses, on note une réduction des triglycérides et de la glycémie, une augmentation du bon cholestérol, un ralentissement du rythme cardiaque et une baisse de la tension artérielle… Des résultats démontrés par des études médicales. Plus fort encore, cette alternance de restriction et de festin a -chez la souris- montré une baisse des maladies liées à l'âge et une augmentation de l'espérance de vie. Cela semble en effet réduire l'inflammation de l'organisme et lutter contre le stress oxydatif, impliqué dans le vieillissement. En cas de souci de santé, on recommande tout de même d'en parler, avant, à son médecin.