L'augmentation mammaire par prothèses

Les femmes qui souffrent d'hypoplasie mammaire le vivent parfois très mal et cherchent tous les moyens pour traiter ce problème. L’augmentation mammaire par prothèses mammaires est la principale solution à l’heure actuelle pour traiter une hypotrophie mammaire. Faisons le point sur les implants mammaires ainsi que sur l’augmentation mammaire par prothèses.

l’augmentation mammaire par prothèses mammaires est la principale solution à l’heure actuelle.

Les prothèses mammaires

Elles sont constituées de deux parties : une enveloppe en élastomère de silicone étanche et solide, lisse ou rugueux et un produit de remplissage. Ces implants peuvent être pré-remplis en usine, avec du gel ou du sérum physiologique, ou bien ils peuvent arriver de l'usine "vides", laissant le soin au chirurgien de les remplir de sérum physiologique au moment de l'implantation, permettant donc d'adapter la taille de l'implant «technique réservée à la reconstruction mammaire ».

En France comme dans le monde, la majeure partie des prothèses implantées sont pré-remplies de gel de silicone nouvelle génération. Ces implants sont utilisés depuis une quarantaine d'années et ont évolué afin de diminuer le taux de coque et de rupture. Bien sûr, ils doivent-être conformes aux normes de la communauté européenne par le marquage CE et l'autorisation de l'AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). L'innocuité de ces prothèses et leur consistance proche du sein normal en font les prothèses idéales.

 

D'autres types d'implants sont cependant toujours utilisés, à savoir les prothèses contenant du sérum physiologique ou de l'hydrogel, les deux seuls produits de remplissage autorisés à ce jour. L'hydrogel est la dernière substance ayant reçu l'homologation de l'AFSSAPS en 2005. C'est une substance qui est de consistance plus naturelle pour l'organisme et qui elle aussi se résorbe dans l'organisme en cas de rupture de l'enveloppe.

L'intervention chirurgicale

L'intervention qui consiste à implanter des prothèses mammaires pré-remplies se prépare :
Avant l'intervention, le chirurgien esthétique procède à un examen complet suivi d'un interrogatoire visant à cerner les attentes de la patiente et aussi la possibilité d'intervention. De nombreux facteurs sont importants pour la prise en charge d’une hypotrophie mammaire, c’est la raison pour laquelle le chirurgien va étudier le contexte anatomique de la personne en prenant sa taille, son poids, en lui demandant combien de fois elle a été enceinte, si elle a allaité, et il s'intéressera lors de l'examen à la musculature thoracique, à la taille des seins et à l'élasticité de la peau.

C'est à l'issue de cet examen que le chirurgien et la patiente se mettent d'accord sur la place des cicatrices, la taille obtenue, le type d'implant et leur emplacement par rapport à la musculature.

La cicatrice peut-être axillaire (photo ci-dessous), périaréolaire ou sous mammaire, de plus l'implant peut-être sous glandulaire, sous musculaire ou en Dual Plane " à la fois sous le muscle et sous la glande.

Le chirurgien demandera un bilan sanguin et une visite chez le médecin anesthésiste qui s'occupera de la patiente lors de l'intervention, au plus tard 48 heures avant l'intervention.


Aucun médicament anti-coagulant ne devra être pris durant une période de dix jours avant l'intervention, y compris l'aspirine.
 Un jeûne de six heures avant l'intervention est requis.

L'anesthésie est le plus souvent générale mais la patiente peut éventuellement demander une anesthésie "vigile" si elle préfère garder un minimum de conscience.
 L'hospitalisation est courte, vingt-quatre heures en général, avec une entrée le matin de bonne heure.

L'intervention dure entre une et deux heures, et au réveil, la patiente aura peut-être un système de drainage, et elle aura un pansement élastique modelant.

Les suites post opératoires

Une des suites post-opératoires les plus communes est la douleur, qui est dépendante de la taille de la prothèse et de sa position par rapport au muscle.
Un œdème et des ecchymoses peuvent aussi apparaître, occasionnant une gêne au lever des bras pendant quelques jours.

Le pansement post-opératoire reste en place quelques jours puis est remplacé par un pansement plus souple, ainsi que le port d'un soutien-gorge de sport nuit et jour pendant deux semaines. La patiente peut reprendre le travail cinq à dix jours après l'intervention et le sport environ deux mois après.

Le résultat

Le résultat final sera appréciable entre deux et trois mois après l'intervention et le volume des seins restera stable sur le long terme. 
La durée de vie des implants varie de 15 à 20 ans.

Après l'implantation, une surveillance médicale doit être maintenue, la patiente devra revoir son chirurgien tous les 2 ou 3 ans.

 Docteur Sylvain David: chirurgie esthétique Nice