L’abécédaire de la coiffure

Technique de coupe, de coloration, soins… Ce n’est pas toujours facile de comprendre le langage des professionnels de la coiffure. Apprenez à décrypter tous les termes pour être sûre d’avoir tout bon la prochaine fois que vous pousserez la porte du salon.


Artisanat : savoir-faire, fait main, transmis par et pour des êtres humains. La coiffure est une activité artisanale, les hommes et les femmes sont indispensables, et ne peuvent pas être remplacés par des machines.

Attaches : chignon « libre », réalisé en un tour de main. Les cheveux respirent, ne sont pas sophistiqués. On peut utiliser un foulard, des barrettes, bref un simple accessoire pour faire évoluer sa coiffure.

Blondeur : il existe des dizaines de blonds différents, des châtains moyens aux blonds très clairs, polaires. Les beaux blonds naturels sont très rares, il faut généralement les réveiller, les éclairer, apporter des reflets, des reliefs, etc, avec un balayage.

 

Carré : LA coupe indémodable, toujours renouvelée, la plus variée et la plus riche de toutes. Le carré est la base d’une infinité de coupes différentes. Dégradé, effilé, plongeant, asymétrique, le carré est la coupe la plus adaptable, un véritable équilibre entre le court et le long, une étape vers l’un ou l’autre.

 

Dégradé : il s’agit d’une technique réalisée aux ciseaux, qui permet de déstructurer une coupe pour lui donner du mouvement et du volume. En dégradant les cheveux, on garde la matière existante. Le dégradé se pratique au fur et à mesure de la coupe. Il s’agit d’un travail de structure sur la masse des cheveux, que l’on conserve.

 

Effilage : il s’agit d’une technique de dégradé, plus fondu, qui ne se voit pas à l’œil nu. C’est un travail d’épaisseur, en finesse et en transparence, un dégradé invisible  qui donne un mouvement fluide à la coupe.

 

Frange : Elle souligne le regard lorsqu’elle est longue, elle l’ouvre quand elle est courte. Il s’agit d’une véritable signature, comme une nuque. Elle se décline en asymétrique, effilée, décalée, etc… Pour certains mannequins, c’est la frange qui les a fait connaître, qui a marqué leur notoriété. Quand je dois couper les cheveux sur un visage singulier, très expressif par exemple, ou un peu irrégulier, je commence par la frange, car c’est une partie très dominante, qui donne leur caractère aux coupes.

 

Gris : cette couleur n’existe pas naturellement, l’impression de gris n’est donnée que par le mélange entre les cheveux blancs et la couleur naturelle. Si une femme décide d’assumer ses cheveux gris, elle devra porter une coupe structurée, souvent courte, et en prendre soin pour éviter que cela la vieillisse.

 

Hygromètre : le 1er instrument servant à mesurer le taux d’humidité dans l’air était en fait un cheveu ! Le saviez-vous, sous l’effet de la sécheresse ou de l’humidité, le cheveu rétrécit ou s’allonge.

 

Homme : selon quelques idées préconçues ; un homme a généralement 3 accessoires : 1 paire de chaussures, 1 montre et aujourd’hui, 1 véritable coupe de cheveux. Les hommes deviennent très exigeants, savent exactement ce qu’ils veulent et sont très fidèles à leur coiffeur ou coiffeuse !

 

Informel : contrairement à la coiffure telle qu’elle était pratiquée jusque dans les années 70, où les coupes étaient très structurées, géométriques… les coupes d’aujourd’hui se distinguent par leur recherche du mouvement, de légèreté, en effaçant les angles. La lisibilité des coupes est dans le ressenti, on fait disparaitre la forme. Comme dans l’art contemporain, c’est la suggestion, les impressions de matières et de couleurs qui priment.

 

Jouer : avec les volumes, les longueurs, les formes. On raidit, on boucle, on féminise, on plaque, on tresse, on attache… tout est permis ! Et comme le cheveu repousse, tout est éphémère, rien n’est irréversible !

 

Kleenex : voici un truc de pro assez facile à réaliser. Sur cheveux secs, on enroule des mèches de cheveux sur des kleenex pliés , puis on fait un nœud, on laque, on chauffe au séchoir, on défait. Résultat : des belles boucles bien dessinées pour une soirée, en 20 minutes et sans effort !

 

Ligne : fil rouge qui conduit le coupe. C’est la direction choisi par le coiffeur pour arriver à ses fins. Même à partir d’une image existante, et même sur une coupe structurée, la ligne est obligatoire pour réussir la coupe.

 

Matière : c’est le tissu du coiffeur ! Nous travaillons sur des épaisseurs de 70 microns, multipliés par 150 – 200 000 exemplaires ! Comme un couturier, le coiffeur crée à partir de cette matière première pour des effets infinis.

 

Nuque : comme la frange, c’est la signature d’une coupe courte ! Elle met en valeur le cou, la ligne, la silhouette entière ! Si vous voulez juger de la beauté et de la réussite d’une coupe, regardez la nuque !!!

 

Œil : c’est la subjectivité de l’artisan, le regard que le coiffeur pose sur une femme pour définir une forme, une couleur, un style. Un regard qui vient percevoir les qualités à mettre en valeur et les défauts à gommer. C’est le regard avant la technique, qui s’aiguise avec le temps. Celui qui sublime la femme et commande la main.

 

Peigne : mon préféré, c’est un peigne cristal à grosses dents. Un peigne pour un coiffeur, c’est le compagnon, l’outil indispensable, celui qu’on ne prête jamais, dont on ne se sépare pas, qui reste toujours à portée, qui sert à tout ! Il en existe des variétés infinies, chacun choisit celui qu’il préfère. Tous les autres outils sont accessoires, peuvent être remplacés, sauf le peigne.

 

Question : avant de démarrer n’importe qu’elle intervention sur une femme (ou un homme d’ailleurs), il y a pas mal de questions à poser (et à se poser). L’idée est d’établir un dialogue, d’instaurer une confiance. Bien sûr, il s’agit d’un échange, le coiffeur doit conseiller, remettre en cause, voire s’opposer parfois (avec diplomatie bien sûr !), mais il faut également que la cliente « lâche ». Un coiffeur apprend des quantités de choses pendant ce moment qui précède les actes, selon ce que la femme en face de lui exprime. Nous sommes un peu des confidents aussi !

 

Relief : ensemble de nuances. C’est l’art de mettre en valeur la coupe par la coloration, au sens large du terme. Les reliefs viennent soutenir ou suppléer ce que la coupe ne peut pas faire seule. C’est la lumière du photographe ou du cinéaste qui parfait le tableau.

 

Salon : Lieu magique, privilégié, où on peut se détendre et penser à soi. Dans un salon, on parle de beauté, de remise en forme capillaire et morale !

 

Toucher : comme l’œil et le dialogue, c’est un sens très important en coiffure ! Le toucher crée une intimité, il faut accepter de se laisser aller, et c’est valable dans les deux sens ! La femme doit accorder sa confiance, et le coiffeur doit l’accepter.

 

Unique : chaque femme, chaque couleur, chaque coupe, chaque chevelure, chaque demande ! Il est très important de ne pas l’oublier !

 

Vertex : dans une coiffure, c’est le point central d’une demande de volume. Il est situé sur l’arrière haut du crâne, et détermine le tombant naturel des cheveux.

Wavy : les crans des années 2000, déstructurés, coiffés/décoiffés, très travaillés, pour trouver un effet faussement «saut du lit» !

 

X : comme l’inconnue, le problème de coiffure à résoudre à chaque fois !

 

Zénith : après une séance de bien-être dans un salon de coiffure, où l’on s’est occupée de sa coupe, sa couleur, son bien-être, en principe, l’humeur y est !