J’ai testé l’épilation laser

Rasoirs, cire, épilateur électrique… Après avoir essayé tous les moyens pour éradiquer mes poils, je me suis décidée à tester l’épilation laser. Récit.

© Antonio Diaz

Chaque mois, c'est le même rituel : je prends rendez-vous à l'institut du coin pour un moment de pure détente que nous attendons toutes avec impatience : l'é-pi-la-tion. Mais si, vous savez, ce moment où vous êtes en petite culotte allongée sur la table d'épilation, les jambes magnifiquement poilues, et que vous essayez de parler de la pluie et du beau temps à l'esthéticienne qui littéralement, vous torture à chaque arrachage de bande ? "Mais pourquoi tu ne tenterais pas l'épilation laser ?" me conseille un jour ma collègue de la rubrique beauté. "Tu fais 6 séances, tu auras un peu mal, mais tu seras libérée des poils à tout jamais !" Il n'en faut pas plus pour attiser ma curiosité. Après moult recherches, je semble avoir le profil idéal pour l'épilation définitive : peau claire, poils foncés. Rendez-vous est donc pris chez Epilium & Skin, un institut de médecine esthétique en plein cœur de Paris. Parce que oui, l'épilation laser est une médecine et ne peut donc pas être pratiquée par n'importe qui. On m'indique au téléphone d'arrêter la cire et de raser pendant au moins 6 semaines, pour que les poils retrouvent toute leur force (ô joie !), et de venir au rendez-vous non rasée. Moi qui avais dit adieu au rasoir au collège, le retour aux sources est violent.

Six semaines plus tard, me voilà donc tous poils dehors, fin prête pour mon premier rendez-vous. Situé à deux pas des Champs Elysées, l'institut se trouve au fond d'une cour privée. Chez Epilium & Skin, le premier rendez-vous est purement informel. Le médecin m'explique la procédure, l'action du laser et le cycle de vie du poil. Celui-ci vit 18 mois maximum et connaît trois phases de croissance : l'anagène, la catagène et la telogène. Ce n'est que lors de la première phase de croissance, l'anagène, que l'action du laser est efficace. Chaque séance détruisant environ 20% des poils, il faut compter 6 à 8 séances pour venir à bout de l'intégralité. Par ailleurs, le laser n'étant efficace que sur les poils contenant un maximum de mélanine, les poils clairs et duvets ne sont pas détectés. Le médecin m'explique qu'entre chaque séance, l'épilation est bien sûr interdite car elle détruirait le bulbe, et que le rasage est également déconseillé pour que le médecin puisse suivre l'évolution du traitement. Par ailleurs, je suis informée de la dangerosité du bronzage pendant le traitement : une peau bronzée pourrait brûler sous l'effet du laser. Je fais donc une croix sur les séances bronzage à la plage cet été et dis adieu aux jupes et shorts… Les 15 jours précédant et suivant la séance, je devrais également éviter les hammams, saunas, piscines, gommages et autres bains chauds. Le médecin m'alerte également sur le fait que certains médicaments soient photosensibilisants et ne doivent pas être pris 15 jours avant le traitement. Après chaque séance, je devrais hydrater ma peau avec de la Biafine pendant 2 ou 3 jours, pour éviter tout risque de brûlure. Enfin, chaque séance est espacée de deux mois. Le traitement nécessitant 6 à 8 séances, le mien se terminera donc dans un peu plus d'un an. Ça en fait des infos, mais au moins, je suis désormais une experte en épilation laser.

Après ces explications, le médecin demande à voir mes fameux poils, parfaits selon elle, pour une épilation au laser. Après avoir déterminé le type de laser utilisé (le mien sera l'Alexandrite, un laser pour les peaux claires), elle me propose de tester sur une petite surface. Lunettes anti-rayonnement sur le nez, le médecin rase la surface à traiter et commence le laser. Je ressens des picotements dont la douleur est atténuée grâce au souffle d'air froid intégré sur la tête du laser. Le test terminé, le médecin m'établit un devis et me laisse une semaine de réflexion pour décider de la suite ou non du traitement.

Une semaine plus tard, je me décide à suivre le traitement et prends donc rendez-vous. C'est parti pour plus d'un an de traitement avec, à la clé, une peau douce sans poils.

Premier rendez-vous

Le jour J, j'arrive à ma séance d'épilation laser plus détendue que jamais. Me voici donc allongée sur la table d'épilation, en culotte, les lunettes sur le nez. Le médecin trace des carrés sur les zones à traiter à l'aide d'un crayon blanc pour n'oublier aucune zone. Pendant la séance, je ressens des picotements mais rien d'insurmontable. Lorsque le laser s'approche des chevilles, la douleur se fait plus intense, cette partie étant extrêmement sensible. Une heure plus tard, je suis "lasérifiée" des jambes, des aisselles et du maillot. Le médecin m'applique une bonne couche de biafine à renouveler pendant deux jours pour éviter tout risque de brûlure. Ma peau est rouge, je me sens comme anesthésiée mais le lendemain, elle a retrouvé sa couleur normale. Le médecin me rappelle d'éviter de raser les premiers poils pour suivre l'évolution du traitement, et m'indique que certains tomberont tous seuls. Une semaine plus tard, je constate la véracité de ses propos : mes poils poussent et tombent comme par magie. Le traitement fonctionne !

Deuxième rendez-vous

Comme indiqué par le médecin lors de la première séance, j'arrive à ma deuxième séance non rasée. Nous constatons une nette diminution du nombre de poils et ceux qui font de la résistance sont plus fins et clairs. Le médecin me quadrille la peau, rase mes poils et commence l'épilation. Cette fois-ci, la douleur est beaucoup plus intense. Je me retiens de pleurer en pensant à la délivrance qui m'attend dans quelques mois.

Troisième rendez-vous

A peine arrivée, le médecin m'indique que c'est normalement lors de cette troisième séance que je souffrirais le plus. En cause, la synchronisation de la pousse des poils. En effet, c'est à cette période que les poils ont le plus de chances de pousser en même temps, et donc le laser d'en atteindre le plus. Et effectivement, la douleur ressentie est impressionnante. En fin de séance, ma peau est rouge et je sens les zones touchées chauffer. Le médecin me rappelle que, les vacances approchant, je suis interdite de bronzette et que shorts et jupes sont à proscrire, faute de devoir reporter la suite du traitement.

A mi-parcours, je constate déjà les premiers résultats et, même si les séances sont douloureuses, je reste confiance pour la suite.

Combien ça coûte : de 20 à 300 € en fonction des zones, 370 € le forfait jambes entières, maillot classique et aisselles

Plus d'informations : Centre Epilium & Skin